Quelques grands standards


- L'intelligence du stress

- La motivation durable

- L'organisation biocompatible : compatible avec le fonctionnement humain

- La prévention des Risques PsychoSociaux (RPS)

- La Qualité de Vie au Travail (QVT)

- La Responsabilité Sociétale et Environnementale de Entreprises (RSE)


L'intelligence du stress

"L'intelligence du stress", quel concept curieux ! Et pourtant : les thérapies cognitives ont montré que ce sont nos propres contradictions internes qui nous tressent : "ce ne sont pas tant les choses qui nous stressent que l'idée que nous en avons !" (Epictète). 
La rationalisation de nos pensées mais aussi l'acceptation du réel et l'adaptation nous apaisent, bien avant la résolution du problème ! 
D'ailleurs, la vie ascétique et frugale des méditants tibétains n'est-elle pas une large frustration acceptée, paradoxalement source de sérénité, alors que l'impulsivité des psychopathes ne les apaise guère ? 
Bref, tout se passe comme si le stress traduisait plus le refoulement de notre intelligence que de nos pulsions primaires !
Curieux et fascinant attelage qui synchronise des territoires récents et d'autres bien plus anciens de notre cerveau... 
Or, les conséquences de ces observations semblent considérables et terriblement positives, dans tous les domaines de notre vie.
Alors, à l’œuvre citoyen, il y a du travail pour tous ! 

La motivation durable

Si le stress et diverses expériences négatives peuvent démotiver voire conduire à la dépression, la motivation positive, l'envie de se lever le matin et de relever les défis, la capacité à faire face à l'échec, relèvent largement d'une composante génétique ou épigénétique précoce. 
Or, bonne nouvelle : nous disposons tous de telles ressources, autrement-dit de motivations primaires, mais pas sur les mêmes sujets, ni à travers les mêmes postures. 
Une meilleure connaissance de soi serait donc un "sérieux" remède préventif contre le manque chronique d'envie de vivre, de rire et d'agir !  

L'organisation biocompatible

On parle d'organisation pyramidale, matricielle, en réseau, systémique, d'entreprise apprenante... et maintenant libérée ! 
A-t-on désormais fait le tour du sujet ? 
A moins que l'on change de plan, l'on zoome moins sur la "chaussure" (l'organisation) ou le "pied" (l'individu, l'acteur)... et davantage sur le "pied dans la chaussure".  
Autrement-dit sur l'interface entre l'humain et l'organisation. 
La bio-organisation cherche donc à rendre compatible l'entreprise avec le fonctionnement du cerveau humain. 
Certes, ce n'est pas un scoop, nous ne sommes pas (encore) des machines, mais un animal qui doit assurer sa propre survie (merci à Francesco Varela de nous l'avoir rappelé). 
A titre d'exemple, des incohérences organisationnelles telles des responsabilités sans niveau d'autonomie décisionnel adéquat mettent l'individu en situation d'impuissance apprise, puisque que créer des effets sans cause n'est pas facile sans magie. 
Autrement dit, le caractère souvent plus ou moins impossible de la mission met le sujet automatique en posture de retrait et d'échec. 
A l'inverse, on peut concevoir une organisation respectant les standards de notre fonctionnement cérébral, une bio-organisation ou organisation biocompatible, pour le plus grand bénéfice des managés et des managers... 

La prévention des Risques PsychoSociaux (RPS)

Sujet complexe et à conflits... qui mêle des composantes individuelles, managériales et organisationnelles, souvent révélateur de dysfonctionnements chroniques de l'organisation dont les conséquences ne sont pas que sociales... 
La prévention des Risques PsychoSociaux, c'est l'occasion de réviser, comme en jazz, tous ses standards du management et de l'organisation... 

La Qualité de Vie au Travail (QVT)

Si la prévention des RPS est d'abord une obligation éthique et même devenue légale, la Qualité de Vie au Travail se révèle être une composante de plus en plus avérée de l'efficience de l'organisation. 
De nombreuses études depuis un quart de siècle ont montré que santé et bien-être au travail rime avec performance économique. 
Fini donc le management par le stress au nom de l'efficacité, vive le management par le calme au nom de l'agilité, de l'innovation... et de efficience économique ! 
De quoi convaincre enfin les plus récalcitrants ?!

La Responsabilité Sociétale et Environnementale de Entreprises (RSE)

Les enjeux sociaux et économiques de la Qualité de Vie au Travail en font l'une des variables clés de la triade du Développement Durable (DD) : économique, sociale, écologique. 
Intégrant et dépassant la QVT, la Responsabilité Sociale, Sociétale et Environnementale des Entreprises (RSE) est aujourd'hui l'une des principales transcription du Développement Durable au sein du monde économique. 
Ou, du moins, elle tente de l'être, du fait des obligations légales qui se sont renforcées ces dernières années, même si les mentalités et les organisations peinent encore à s'y conformer.
En effet, on se heurte toujours à la résistance au changement, à la difficulté à distinguer les indicateurs qui auront un effet attracteur de ceux qui auront un effet pervers (par exemple, le chiffre d'affaire, la marge, le retour sur investissement, les primes... au détriment de tout ce qui n'est pas ou mal "tracé", etc.). 
Et le comportement dans tout cela ? Justement, il est au cœur du sujet ! 
Un sujet à (re)penser à la lumière des nouvelles connaissances sur les organisations agiles et sur le fonctionnement de notre cerveau (les mécanismes des motivations et des relations sociales, les biais d'apprentissage, la force du conformisme et de leur contre-point que sont les leviers de mobilisation, de conscientisation, d'intelligence collective...).
Ces nouveaux savoirs permettent de développer des outils innovants d'accompagnement des individus et des entreprises, pour qu'ils changent de "mode mental", de mode d'organisation, d'état quantique si l'on peut dire ! 
Un vrai travail d'accoucheur, d'entraineur sportif ou encore de chef d'orchestre...